Les Pépites de Collioure vous embarquent pour une virée nature avec Joseph Hiard, notre guide naturaliste passionné.
Entre vignes, pauses contemplatives et panoramas sur la baie de Collioure, ralentissez le rythme et partez explorer la faune qui font tout le charme du village.
Et pour les curieux, on vous glisse en exclusivité la bible naturaliste de la faune de Collioure — un concentré de secrets, partez à la rencontre des espèces qui font vibrer Collioure.
Après ça, promis… la nature n’aura plus aucun secret pour vous.

À Collioure, la nature se révèle à qui sait regarder. Ici, chaque mouvement raconte l’équilibre discret du paysage, où les milieux façonnent la vie et la vie répond à la lumière du Sud.

Les Pépites de Collioure

Les Pépites de Collioure vous emmènent en balade naturaliste !

Cet été, en juillet et août, les Pépites de Collioure vous soufflent un secret : laissez‑vous guider lors des balades naturalistes de Joseph Hiard. Au petit matin ou en nocturne, on observe, on écoute, on ralentit… et on découvre la faune et la flore comme on ne les a jamais vues.

Participez vous aussi aux balades naturalistes en juillet et en août !


La bible naturaliste de la faune de Collioure, à ne surtout pas laisser filer !


La tarente de maurétanie, la petite acrobate des murs de Collioure

La faune-collioure
La faune-collioure, © Joseph-hiard

Dès le printemps, une petite tarente de Maurétanie apparaît sur les murs de Collioure, chassant les insectes attirés par la lumière. Diurne au printemps et en automne, nocturne l’été, ce gecko nord‑africain est présent dans le village depuis la fin du 19ᵉ siècle, arrivé par bateau et installé dans les ports méditerranéens.

L’espèce, autrefois urbaine, s’étend désormais à de nouveaux milieux, parfois loin du climat méditerranéen grâce au transport de matériaux. Insectivore, elle chasse moustiques et papillons, grimpe sur les vitres et pond en ville sous les tuiles. Les jeunes apparaissent dès juillet. Longue de 16 cm adulte, la tarente peut monter jusqu’à 1000 m d’altitude. Le réchauffement climatique favorise son expansion.

La-faune-collioure-Tarente-vitre
La-faune-collioure-Tarente-vitre, © Joseph-hiard

Mouettes et goélands, les pipelettes du large

mouette ou goeland - faune collioure
mouette ou goeland – faune collioure, © OT Collioure

Les oiseaux marins sont peu nombreux sur la côte de Collioure : la plupart vivent au large et ne nichent pas sur les falaises, trop fréquentées et difficiles d’accès. Deux espèces seulement s’observent facilement : la Mouette rieuse, présente surtout en hiver, et le Goéland leucophée, installé localement depuis les années 1950 avec près de 3500 couples. Elles se ressemblent en plumage adulte, mais le Goéland leucophée est plus grand, avec pattes et bec jaunes, tandis que la Mouette rieuse perd son capuchon brun en été.

Ces deux espèces tirent largement profit des activités humaines, se nourrissant en mer comme sur terre. Le Goéland leucophée dépend même à 50 % des déchets et du nourrissage touristique, ce qui favorise sa surpopulation et augmente la prédation sur d’autres espèces. Les jeunes présentent des plumages variés avant leur maturité. Pour limiter ces déséquilibres, il est essentiel de ne pas nourrir ces oiseaux.

mouette-la-faune-collioure
mouette-la-faune-collioure, © Joseph-hiard

Monticole bleu, le chanteur des falaises

Monticole bleu - faune collioure
Monticole bleu – faune collioure, © Joseph-hiard

Anciennement appelé Merle bleue, cet oiseau vit sur les falaises méditerranéennes et dans les villages côtiers catalans. Un peu plus petit que le Merle noir, il chasse surtout les insectes mais peut attraper des lézards. Sédentaire, on l’observe toute l’année, avec un chant puissant au printemps.

Il niche dans des cavités naturelles ou dans le bâti, comme le couple installé dans le clocher de Collioure et autour du château royal. Son long bec lui donne une silhouette très reconnaissable.


Le Machaon, le grand jaune

Parmi les papillons facilement remarquables autour de Collioure

on peut noter le Machaon.

La taille de son envergure (de 5,5 à 9 cm) le place parmi les grandes espèces observables en France.

Ses ailes d’un jaune pâle marquée de barres noires et de macules bleues le fond remarqu

Le Machaon - faune collioure
Le Machaon – faune collioure, © Joseph-hiard
Le Machaon - faune collioure
Le Machaon – faune collioure, © Joseph-hiard

Actif de fin mars à septembre les femelles adultes pondent principalement sur certaines ombellifères (notamment localement le Fenouil) des œufs, posés un à un, de couleur jaune.

Les chenilles peuvent atteindre 4 à 5 cm et sont de couleur vives sur fond vert.

Selon la période de ponte, la phase de chrysalide, avant l’apparition de l’imago, dure un peu plus de vingt jours ou tout l’hiver pour les ponte tardives.


Abeille charpentière, la dame aux ailes de nuit

abeille-charpentiere - faune de collioure

Le Xylocope violacé (Xylocopa violacea ) fait partie de la grande famille des Xylocopes présente dans plusieurs continent (plus de 480 espèces). Il s’agit de la plus grande espèce d’abeille en Europe.
D’une taille supérieure au Bourdon, elle se remarque par sa coloration sombre tranchant avec ses ailes d’un bleue violacé métallique. Connue également sous l’appellation d’Abeille charpentière, elle se nourri de nectar et fait parti des pollinisateurs. Cet insecte est lignicole ; creusant le bois pour y déposer sa ponte dont les larves ne consomme pas le bois mais des réserves déposées par l’adulte.
C’est une des premières abeille solitaire active des la fin de l’hiver comme le Bourdon terrestre.


L’étourneau sansonnet, le chanteur aux mille notes

S’il est une espèce facilement observable autour et dans Collioure, l’Étourneau sansonnet est de celle-là.
A l’instar du Moineau domestique qu’il rejoint parmi les espèces les plus
communes
 des milieux anthropisés. Ces deux oiseaux sont concurrentiels en période de reproduction car toutes deux nichent dans des cavités. Son plumage noir est moucheté de blanc en hivers puis unis avec des reflets verts métallisés le reste de l’année. Ses capacités vocales sont remarquables, il peut imiter d’autres espèces. Il est membre de la grande famille des sturnidés qui compte 123 espèces dans le monde dont le Mainate.

Etourneau-sansonnet-faune-collioure
Etourneau-sansonnet-faune-collioure, © Joseph-hiard
Etourneau-sansonnet-faune-collioure
Etourneau-sansonnet-faune-collioure, © Joseph-hiard

Omnivore mais grand consommateur d’insectes , il constitue un précieux auxiliaire pour l’agriculture. Les populations du nord de l’Europe sont migratrices et arrivent dans le sud en automne, période de maturation des fruits de certaines essences comme l’Olivier, le Micocoulier, la vigne etc.
Les vols se remarquent par la concentration de milliers d’individus qui deviennent alors les principaux vecteurs de propagation des graines, par leur déjections de certains arbres. En témoigne, la colline du Fort carré qui s’est couverte d’Oliviers entre autres depuis l’installation des dortoirs nocturnes et bruyants dans les platanes de la ville.


Informations pratiques

Retrouvez ici toutes les informations sur les balades accompagnées.

Retrouvez ici les pages détaillant les randonnées à Collioure

Thématiques

Ce contenu vous a été utile ?